Le livre des metiers

Etienne Boileau est nommé par Saint Louis Prévôt de Paris en 1261.

 

Chargé de la juridiction des métiers, il se heurte à la difficulté de trancher les litiges en l’absence de textes écrits, les règlements de métiers n’étant connus pour la plupart que par des traditions orales transmises de père en fils et de maître en maître. Il invite donc chaque communauté de métiers à rédiger ses statuts et décide, après les avoir homologués, de les réunir en un seul recueil.

 

Ce recueil, dont le titre exact est Les Établissements des Métiers de Paris, est connu sous le nom de Livre des Métiers. Il est communément daté de l’année 1268, bien que son élaboration ait probablement nécessité plusieurs années.

 

Deux parties composent le Livre des Métiers. La première (101 titres) présente le statut des communautés, la seconde (31 titres) traite des impôts, droits et redevances dus par les métiers. Une troisième partie, consacrée aux justices et juridictions, n'a jamais été rédigée (ou a été perdue).

 

Le Livre des Métiers a été publié en 1879 par René de Lespinasse et François Bonnardot : le texte de cette édition est établi à partir du manuscrit dit « de la Sorbonne », copie du manuscrit original perdu dans l’incendie de la Cour des Comptes en 1737.